Se dissocier de son trouble/mal être

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Songerie
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar Songerie » Lun 25 Mai 2015, 21h30

Je rebondissais juste sur la dernière phrase de Dest _in.
Chaque grain de lumière, Pour un grand rayon de soleil.

Quando mi dicono ... " non sei normale" mi guardo attorno ... ci penso... tiro un sospir di sollievo e rispondo... E meno male !

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Morpheen
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar Morpheen » Lun 25 Mai 2015, 22h21

Et je profitais d'un jeu de mot avec 'decousu/cousu' pour 'pas compris/compris'...

En mode bref et concis, cela pourrait donner un 'truc du genre' :
>> Comme tu acquiesce d'avoir compris (puisque tu lui reponds que c''etait pas decousu),
pourrait tu, alors, bien vouloir me partager la version dont tu as/aurais, heu... , ''comprise/imprime/integre/digere" de son message ? :???: :oops: .... ou je me trompe completement dans l'interpretation de ton "rebond" :-x

Merci d'avance :jap:

:chat:

Dest_in
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar Dest_in » Mer 27 Mai 2015, 23h18

Hum, pour résumer, ce que je considère comme faisant partie de moi, même si c'est perçu négativement de l'extérieur, je ne veux pas le supprimer, même si ça dérange.

Par contre si ça vient d'une situation, de l'environnement et que c'est dommageable pour moi mentalement ou physiquement, il faudrait s'en séparer, mais tout en grandissant subtilement avec.


J'avoue je ne comprends plus vraiment mon post non plus <.>
Je suis né demain, aujourd'hui je vis, hier m'a tué - Parviz Owsia

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Songerie
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar Songerie » Jeu 28 Mai 2015, 08h21

Il faudrait pouvoir supprimer, mais nous ne possédons pas l'éponge qui lave plus blanc, alors faut faire avec les traces qui restes et qui sont notre histoire, notre intérieur profond...

Comme les cicatrices sur la peau, qui s’estompent avec le temps, celles de notre âme deviennent elles aussi plus facile à supporter.
Chaque grain de lumière, Pour un grand rayon de soleil.

Quando mi dicono ... " non sei normale" mi guardo attorno ... ci penso... tiro un sospir di sollievo e rispondo... E meno male !

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Lious
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar Lious » Jeu 28 Mai 2015, 11h39

J'y ai pas mal réfléchi ces derniers temps, et pour l'instant, j'en suis à
"J'ai *insérer le trouble* donc je suis handicapée".
Je sens le handicap comme faisant partie intégrante de moi. Ce qui n'est pas forcément pessimiste, ça veut juste dire que j'ai un boulet au pied, puisque les troubles ne sont pas moi.
D'ailleurs, dans les troubles, j'y case la douance, qui me casse les pieds et me donne tellement l'impression d'être mal et différente que je ne *me* considère pas surdouée, je considère que la douance m'est tombée dessus (comme le reste), et que j'ai plus qu'à remonter mes manches et casser la chaine du boulet.

Pas la meilleure façon de voir, en tout cas par rapport à moi, mais actuellement c'est ça.
"Il n'y a pas de circonstances fâcheuses. Il n'y a que des fâcheux. Et tu dois leur passer dessus. Tu as bossé aux urgences, mec. Tu sais que dans la vie, il n'y a que les paranoïaques qui survivent..." - Z.

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Shalimar
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar Shalimar » Jeu 28 Mai 2015, 11h42

Dest_in a écrit :Hum, pour résumer, ce que je considère comme faisant partie de moi, même si c'est perçu négativement de l'extérieur, je ne veux pas le supprimer, même si ça dérange.

Par contre si ça vient d'une situation, de l'environnement et que c'est dommageable pour moi mentalement ou physiquement, il faudrait s'en séparer, mais tout en grandissant subtilement avec.


J'avoue je ne comprends plus vraiment mon post non plus <.>


Je comprends très bien.

C'est peut-être aussi dans l'idée, je ne vais pas changer pour les autres si cela me convient, qui sont les autres pour me forcer à changer? Ne peuvent-ils pas simplement m'accepter comme je suis?
Mais je veux bien changer si cela me crée de la douleur!

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abcouxyz
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar abcouxyz » Jeu 18 Juin 2015, 14h36

Salut :-)

Se dissocier de son trouble/mal être ... ?
Je pense qu'il faut tout d'abord séparer trouble/mal être et réactions.
Par exemple, l'AM est une réaction à un mal être qui lui même peut être causé par un trouble qui lui même peut être causé par un handicap (mental mais aussi physique).
Les réactions que j'ai eu, que j'ai et que j'aurais son différentes les unes des autres non pas parce que mon handicap évolue mais parce que mon MOI évolue. Donc mes réactions sont à dissocier de mon handicap. Mais mes réactions sont causées par mon MOI qui lui évolue d'où le fait que mes réactions évoluent.
Les therapies comportementales font évoluer mes réactions donc selon moi, un changement dans mes réactions provoque aussi un changement du MOI.
Je dirais donc que le MOI provoque une evolutions dans les réactions et qu'une évolution des réactions provoque une évolution du MOI.
(J'ai pris mon âme et mon corps en otage.)

J'ai pris mon ombre par la main, je l'ai caché dans ces buissons avant de continuer mon chemin.

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Adamantin
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar Adamantin » Dim 21 Juin 2015, 10h14

Très difficile pour moi de répondre à ces questions, du fait que je n'ai pas de diagnostic et que mon psy m'avait dit que je n'en aurais sans doute pas. Qu'est-ce qui est trouble ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ? Déjà concevoir comment je fonctionne change au fur et à mesure du temps.

Pour autant, je me rapproche beaucoup de Dest_in dans sa pensée. Si ce que je vis est provoqué par mon environnement et fait des dégâts, je le considère comme un trouble, comme quelque chose à modifier. Si, à l'inverse, c'est quelque chose inhérent à mon fonctionnement global, que la société l'apprécie ou pas, je m'en cogne.

Maintenant, dans les faits, il y a des situations où c'est très clair, comme le fait d'aller chez le dentiste qui me met dans un état avancé de stress, dû à mon passé. Je connais la cause de la crise de panique. Je connais ses effets. Je vois les dégâts que ça peut causer. Tout ça, c'est du trouble.
Mais y a d'autres cas où la situation n'est pas aussi simple. Est-ce que je peux réellement ressentir mes émotions, et donc quelque chose m'en a bloqué dans la société, auquel cas tous les dégâts dû à mon incapacité à les repérer serait un trouble, ou est-ce que c'est intrinsèquement que je les ressens tellement fort que j'ai dû couper le lien et passer par la somatisation 80% du temps ? Trouble ou personnalité ? Je n'ai pas encore la réponse.

Est-ce que c'est à cause d'une violence sociale que je suis très caméléon ? Ou est-ce que c'est parce que intrinsèquement, je ne suis pas capable de faire la différence entre mon émotion et celle des autres ? Difficile à dire. Alors je fais ça au cas par cas. Mais je me centre toujours sur ma propre souffrance. Pas sur la difficulté des personnes autour à fonctionner, ou quoique ce soit. Parce que c'est avant tout pour moi que je réfléchis à ça.

Pour vaincre la peur du changement j'essaie de précisément identifier les avantages d'un fonctionnement, et de regarder s'ils sont vraiment directement lié au fonctionnement ou si, au contraire, je peux les garder tout en le dégageant. Comme si, au lieu de détruire un mur, j'essayais de le remodeler pour n'en garder que les points intéressants.
Parce que je ne crois pas qu'on ait peur du changement en soi, en tout cas rarement, bien souvent, je vois surtout de la peur de perdre les avantages de ces troubles.
Quand j'étais dépressif, l'un de mes avantages majeurs pour gérer ma vie était que je pouvais décider de me buter à chaque instant, donc l'instant que je m'accordais était toujours un "cadeau" ou un "sursis". C'était une aide très importante pour gérer les merdes.

Mais au final, si j'avais besoin de ces outils, c'était par un sentiment de vacuité de l'existence et par une misanthropie haineuse profonde. Maintenant j'envoie chier la société. Et c'est suffisamment fort pour me permettre de me détendre dans les sales moments.

Un peu brouillon tout ça, mais bon.
Un individu est la somme de ses limites et de son contenu. Qui décide de surpasser ses limites rend son contenu infini.

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Songerie
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Re: Se dissocier de son trouble/mal être

Messagepar Songerie » Dim 21 Juin 2015, 10h29

Adamantin a écrit :Quand j'étais dépressif, l'un de mes avantages majeurs pour gérer ma vie était que je pouvais décider de me buter à chaque instant, donc l'instant que je m'accordais était toujours un "cadeau" ou un "sursis". C'était une aide très importante pour gérer les merdes.

Mais au final, si j'avais besoin de ces outils, c'était par un sentiment de vacuité de l'existence et par une misanthropie haineuse profonde. Maintenant j'envoie chier la société. Et c'est suffisamment fort pour me permettre de me détendre dans les sales moments.

Un peu brouillon tout ça, mais bon.



Si j'ai un tel sentiment de vide et d'inutilité c'est précisément pour une problématique inverse de la tienne.

Je ne suis pas à la hauteur de ce que je voudrai apporter aux autres.
Ou du moins je ne le suis plus, parce que j'ai épuisé mes force en oubliant de recevoir en échange de ce que je donnais.

La maladie c'est chargée de me rappeler à l'ordre.

Maintenant que j'ai comprit mon monde de fonctionnement, je dois avant tout préserver le peu d'énergie que j'ai encore..
ce qui me force d'une part à faire beaucoup moins qu'autrefois, et à le faire pour moi plus que pour les autres...

Mais malheureusement me donner du temps me laisse avec un profond sentiment de mauvaises conscience.


Comme je l'ai dit, il faut que j'apprenne à vivre pour moi... accepter de recevoir des autres, et ensuite je pourrai réapprendre à donner !

Mais j'ai encore beaucoup de travail pour accepter de conserver cette place sur la Terre alors que je ne lui apporte plus rien . :facepalm:
Chaque grain de lumière, Pour un grand rayon de soleil.

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